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On avait pris rendez-vous avec le Taj Mahal et ses voisins, hauts-lieux de l’architecture moghole, sur notre parcours en Inde.
Les empereurs moghols; une dynastie de gens propres sur eux, valeureux, pétris d’ambition territoriale, passionnés de sciences, de symétrie et d’astronomie, plutôt tolérants à l’égard des différentes religions et très amoureux. Chez beaucoup, cela se mesure au nombre de femmes qui composaient le Harem (jusqu’à 500, quelle santé!) et pour l’un d’entre eux (ShaJahan) au somptueux Taj Mahal, érigé pour exprimer la douleur de la mort de sa troisième femme morte en couches lors de la naissance de leur petit 14ème.

 

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On admire le marbre blanc ciselé à l’infini ou incrusté de pierres semi-précieuses, le travail incroyable de 24.000 artisans pendant quelques années pour la dernière demeure de la bien-aimée. On voit aussi presque autant de touristes qui saisissent l’aube pour voir le soleil colorer le mausolée minute après minute. Les chanceux qui profitent du spectacle sans les cohortes de photographes inspirés, ce sont les quelques poignées de Musulmans qui fréquentent toujours la mosquée du site le vendredi, jour de fermeture au public. Des conversions dans l’assistance?

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Pour le fort rouge d’Agra et Fahtepur Sikri, c’est le grès rouge qui domine des ensembles très harmonieux de palais et salles d’audience, appartements des favorites et harem en embuscade.

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Les enfants parcourent les sites animés de singes, écureuils et perroquets mais aussi d’Indiens, mendiant … des clichés avec les enfants « so cuuuuuuute!!! », tant et tant que Zéphyr leur réclame alors « One chocolate! ».

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Fahtepur Sikri. Rassurrons la ligue des enfants maltraités par des parents cultureux; ce n’est pas le sunset du sunrise sur le Taj!

Parce qu’on est toujours bien en Inde, à la sortie des sites touristiques, on se fraie un chemin entre les enfants qui veulent nous vendre une boule à neige Taj Mahal (improbabilité climatique totale) à qui on a plutôt envie de donner un bain et un Tshirt, puis les femmes édentées qui supplient qu’on remplisse leur sari dans lequel leur frêle silhouette s’est perdue il y a longtemps, sans oublier les fringuants conducteurs de Rickshaw qui peuvent vous conduire n’importe où pour quelques dizaines de roupies, le resto de leur frère, la boutique de leur cousin ou l’atelier de leur voisin justement sur le chemin de votre hôtel! Des sollicitations nombreuses et insistantes auxquelles notre grande famille fait pourtant un obstacle naturel. Ca dénombre les enfants, compte les filles, les garçons et conclut « like an indian family!!! ».

Après quelques jours de rythme plus doux et d’école renforcée à Orccha, on prend le train pour 36h vers le Sud du pays, sans savoir très bien dans quel état on en sortira et ce qu’on aura envie d’y vivre… to be continued!

On ne peut rester de marbre

3 réflexions au sujet de « On ne peut rester de marbre »

  • ouh là là
    36 heures de train indien …
    Que du bonheur, en tous les cas, c’est le souvenir que j’en garde pour l’avoir fait en 1994 entre Madras et Bombay 🙂
    Au plaisir de lire la suite de vos aventures !
    Virginie

  • Hi padrino i like your pictures of Asia
    And it was beautiful and I think you made a great trek in the mountains.
    How was the weather in Asia?
    I enjoy your stories that you write about the Taj Mahal. Did you like the Taj Mahal?
    Did you you see tigers?
    I will send you a picture of me with my bicycle. We went last WE to a big lake in Bolivia.
    I send you a big hug,
    Mateo

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